Je cherchais une façon d'expliquer à ma bonne amie pourquoi certains couples s'effondrent sous le poids de l'inéquité. J'ai donc fouillé dans mes archives de billets et je te republie ce texte, que j'ai remis au goût du jour.
Combien de personnes forment un couple? Trois! Deux amoureux et le «Nous», ce terrain d'entente et de partage, de collaboration, de concertation, d'entraide et de respect. Je sais, ça sonne comme la mission de Waska.org mais ce blogue n'est pas publié par les voisins!
Le «Nous», chère fille, te permet de rester toi, solide et entière, tout en permettant à chum-chum d'en faire autant. Toi et lui contribuez au «Nous» de la même manière qu'on cotise à un groupe d'achats. C'est la table au centre avec le pot dans lequel chacun verse sa part de contribution. Le couple vous appartient conjointement. Pas plus à l'un qu'à l'autre. Ensemble, vous décidez.
L'avantage du «Nous» (il y a une tonne d'avantages!) est qu'il ne se sent pas menacé quand vous exigez qu'il s'améliore. Si tu demandes à chum-chum de changer quelque chose, il passe automatiquement en mode défensif. C'est normal! Tu fais la même chose dans un tel cas. Et c'est normal!
Alexandra aime faire de la peinture pour se détendre et mettre de l'ordre dans ses idées. Elle déguste cette activité qui la débarrasse du stress accumulé au travail - elle est gérante d'une boutique de vêtements fi-fille - et qui lui colle au visage un sourire pour le reste de la journée. C'est son «Moi» et elle en prend soin. Dimitri, de son côté, trouve son nirvana à réparer, nettoyer, démonter, améliorer et optimiser les moteurs des voitures des copains. Alex est tout-à-fait à l'aise avec son «Lui» quand elle constate que toute la pression de la journée s'est soulagée dans sa passion et que le couple bénéficie d'une sérénité rassurante.
Leur «Nous» est bien équilibré: ils s'entendent sans trop de cérémonie ni technicalité sur le temps à partager ensemble, les activités communes et la répartition des responsabilités. Attribuer ainsi une personnalité propre et distincte au couple laisse aux deux partenaires la liberté de conserver la leur. Ça crée pour chacun son espace «Moi» que l'autre doit respecter sans vouloir le changer ni le juger. Ce «Moi» est le petit coin intime et personnel dont tout être humain a besoin pour rester fort, heureux et en sécurité.
En revanche, le «Nous» est l'espace partagé où les deux se donnent mutuellement la permission de l'améliorer. Alex et Dimitri s'entendent pour que la contribution doive rester équilibrée. Lorsqu'un problème fait surface, Alex trouve plus facile de trouver la solution en parlant à son beau du «Nous» plutôt que de lui parler de son «Lui». De cette manière, Dimitri ne le perçoit pas comme un reproche mais plutôt comme une discussion de collaboration, en partenaires solidaires dans cette belle aventure. Les tourtereaux ressentent ainsi que l'atmosphère est plus légère, que le poids des responsabilités est mieux réparti et qu'ils bénéficient de plus de temps pour être heureux.
Avoir son «Moi», bien l'entretenir et ne pas le vendre à rabais permet de conserver sa force individuelle afin d'avoir davantage de force collective. C'est une bulle de ressourcement et de protection; elle est nécessaire pour la solidité de la relation. Un partenaire affaibli entraîne l'autre dans sa chute. Il est primordial d'allouer l'espace vital au «Moi» pour qu'il respire.
Chère fille, quand tu reviendras lire nos prochains billets, nous en reparlerons sûrement. Je t'invite aussi à commenter. D'ici là, sois heureuse!
Jean-François Néron, conférencier (Tuxdequebec)
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mercredi 25 mai 2011
vendredi 23 octobre 2009
Twistage de coeur
J'ai une vieille histoire pour vous. Vingt ans se sont déjà écoulés depuis cet automne-là!
Annette est une belle fille que je rencontre alors que je suis des cours aux adultes. J'ai vingt-et-un an à ce moment et elle, un tout petit peu moins. Grande brune, joviale et pétillante, nous devenons amis facilement. Nous en venons à nous parler d'à peu près tout, y compris de l'amour, bien que ce soit clair que nous resterions amis.
Ce jour d'automne, nous nous promenons dans le bois coloré, main dans la main. Ce n'est pas exactement à ce moment-là que s'allume son étincelle en moi mais cette randonnée l'a surement nourrie. Je garde toutefois cette pensée pour moi et continue à être le fidèle ami inoffensif. Je ne sais pas trop si j'essaie de me convaincre qu'elle est mon amie - ce qu'elle est depuis le début, finalement - ou bien si je ne fais qu'ignorer l'alarme qui sonne, qui me somme de lui proposer un autre niveau de relation.
La journée avance et je ne peux me résigner à lui annoncer mes couleurs. Et elle se met à me parler de ce garçon qu'elle a rencontré et pour qui elle m'avoue qu'elle l'aime. Tu parles d'un tordage de cœur! L'ami en moi la conseille comme un beau nono et, pourtant, quelque part en moi, je me sens bien de l'aider. Au plus profond de ma génétique, je me sens le devoir de la rendre heureuse.
L'hiver passe et le printemps arrive. Annette est en couple avec son Miguel et je suis le conseiller matrimonial de madame. Chaque inquiétude qu'elle a, je la rassure. Chaque doute qu'elle émet, je suis là. Chaque baisse de courage qu'elle subit, je lui refais le plein. Finalement... Je fais en sorte qu'elle ne le quitte pas et qu'elle arrange les choses. Quel sentiment contradictoire!
Vingt années passent, l'eau coule tout ce temps sous les ponts... Nous avons chacun notre vie à des lieues l'un de l'autre et n'avons jamais eu de relation amoureuse. Moi si... Je lui ai donné mon amour par des gestes, du vrai, du concret. Sans lui donner les mots pour l'étiqueter. Mais c'était de l'amour. Je me rends compte que j'ai su l'aimer sans qu'elle ne l'appelle tout à fait comme ça. Aujourd'hui, elle est très loin. Je suis persuadé que lorsqu'elle visite ses vieux souvenirs, elle doit bien réaliser qu'il y avait quelque chose de profond.
Je ne regrette rien! Tout au long de ma vie, j'ai eu la chance de donner et d'échanger tout l'amour possible. J'ai des enfants que j'adore. J'ai encore la chance de me payer le plaisir d'aimer, avec cette expérience qui m'enrichit.
Photo: Waska, autonomie et services techniques communautaires, 2009
lundi 7 septembre 2009
Le syndrome de la femme battue, même si t'es pas battue
Savais-tu, fille, que même si ton chum ne te bat pas physiquement, tu peux quand même souffrir du syndrome de la femme battue?
Le chum contrôleur emploie plusieurs techniques pour te manipuler, comme tu peux voir sur le site http://www.womanabuseprevention.com/html/guide_d_evaluation.html (il y a une liste de ce qu'est la violence psychologique).
Je parle ici directement à Alexis. Quand on ne sait plus trop quoi faire, on dit d'aller voir les CLSC. Oui, c'est vrai, quelquefois les CLSC ont tendance à être aussi pertinent qu'un ivrogne en boisson. Mais ils ont des ressources (quand ils réussissent à trouver leur tête avec leurs deux mains) qui peuvent t'aider. Au départ, ils peuvent déterminer si tu subis de la violence psychologique en te montrant une liste des actions contrôlantes. D'un autre côté, tu peux la trouver sur Internet. C'est plus intime.
Si tu te sens triste chaque fois que ton chum te parle, ce n'est pas le but d'une relation. Ton chum doit te faire sentir légère, énergique, fière et comme un papillon qui déploie ses ailes! S'il te fait sentir niaiseuse à chaque idée que tu exprimes, s'il t'empêche de voir tel ou tel ami, s'il te demande de rendre des comptes après tes sorties, s'il ne te donne de la tendresse que lorsque ça lui plaît à lui, il a la graine d'un violent psychologique. Tu t'enfonceras dans une relation qui va dégénérer car le violent psychologique sera nécessairement un violent physique. Peu importe sa grosseur!
Liens à visiter:
http://www.phac-aspc.gc.ca/ncfv-cnivf/publications/fvemotion-fra.php
http://www2.umoncton.ca/cfdocs/saee/psychologie/psychotests.cfm
http://www.deal.org/content/index.php?option=com_content&task=view&id=533&Itemid=32&lang=fr
Le chum contrôleur emploie plusieurs techniques pour te manipuler, comme tu peux voir sur le site http://www.womanabuseprevention.com/html/guide_d_evaluation.html (il y a une liste de ce qu'est la violence psychologique).
Je parle ici directement à Alexis. Quand on ne sait plus trop quoi faire, on dit d'aller voir les CLSC. Oui, c'est vrai, quelquefois les CLSC ont tendance à être aussi pertinent qu'un ivrogne en boisson. Mais ils ont des ressources (quand ils réussissent à trouver leur tête avec leurs deux mains) qui peuvent t'aider. Au départ, ils peuvent déterminer si tu subis de la violence psychologique en te montrant une liste des actions contrôlantes. D'un autre côté, tu peux la trouver sur Internet. C'est plus intime.
Si tu te sens triste chaque fois que ton chum te parle, ce n'est pas le but d'une relation. Ton chum doit te faire sentir légère, énergique, fière et comme un papillon qui déploie ses ailes! S'il te fait sentir niaiseuse à chaque idée que tu exprimes, s'il t'empêche de voir tel ou tel ami, s'il te demande de rendre des comptes après tes sorties, s'il ne te donne de la tendresse que lorsque ça lui plaît à lui, il a la graine d'un violent psychologique. Tu t'enfonceras dans une relation qui va dégénérer car le violent psychologique sera nécessairement un violent physique. Peu importe sa grosseur!
Liens à visiter:
http://www.phac-aspc.gc.ca/ncfv-cnivf/publications/fvemotion-fra.php
http://www2.umoncton.ca/cfdocs/saee/psychologie/psychotests.cfm
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lundi 31 août 2009
Fixé ou pas fixé
Jowelle m'appelle, toute à l'envers. Elle ne comprend plus Daniel et vice versa. La jeune dame aimerait recevoir plus de marques d'attention, de petits mots doux, une certaine confirmation de leur amour. Aussi, elle souhaiterait que son bonhomme s'engage! Il semble avoir peur de fixer son ancre et de perdre sa liberté...
Daniel est encore à l'âge d'explorer. Mi-vingtaine, il est adepte des voyages et, de son propre aveu, aime bien aussi regarder les demoiselles. «Il n'y a pas de mal, fait-il comprendre à sa douce, de regarder le catalogue sans vraiment acheter.»
Au plafond, saute-t-elle!
Le problème est que ma pauvre Jowelle est maintenant bien établie en ville, dans son appartement et avec un bon emploi - celui qu'elle désirait avoir depuis toujours. Plus question de tout lâcher pour voyager comme avant... Daniel, de son côté, ressent qu'il n'est pas encore rassasié d'exploration et se sent «pogné» - emprisonné, pour nos copines françaises - dans une relation qui manque d'excitation. Il ne se sent pas non plus prêt à se limiter quant aux choix féminins et, du même coup, il ne veut pas perdre Jowelle. Il aimerait qu'elle comprenne qu'il aura peut-être un jour besoin «d'aller voir ailleurs» temporairement.
Elle saute encore au plafond!
«Vous n'êtes pas dans la même page de calendrier, dis-je à mon amie. Tu es établie alors qu'il ne l'est pas encore. Il va toujours y avoir un conflit quant aux implications.» Il n'est pas prêt à s'arrêter alors que Jowelle souhaite un engagement ferme, une entente fixe.
Photo: merci à Free2use.it
samedi 29 août 2009
Coup de foudre et feux de paille
Jowelle a rencontré Daniel lors d'un voyage en Europe. Lors de son deuxième séjour prolongé de l'autre côté de l'océan, elle fréquente le beau Dan et s'en entiche.
Le bonhomme est très sympathique mais ne s'attache pas comme elle le voudrait. Un coup ils emménagent chez Jowelle, celle-ci apprend à mieux le connaître et se rend compte de ce qu'il est vraiment au fil de la relation. Bien entendu, elle demande à mettre fin à la relation, déçue et désenchantée.
Je lui répète souvent que cette histoire aurait été différente, avait-elle connu le gars depuis un bout de temps. Quand tu connais le gars depuis de longs mois, voire des années, ces surprises-là n'arrivent pas.
Les filles ont toujours tendance à chercher l'excitation, des gars flamboyants, puis se plaignent du manque de stabilité de la relation. Hmmm. Un solage solide pour asseoir ta maison bien ancrée, ça te dit quelque chose? (J'avais déjà écrit ça à Jowelle, dans une conversation pitonnée). Filles, ne vous gênez surtout pas de considérer les garçons que vous connaissez depuis plusieurs années. J'entends déjà une autre me dire: «j'ai l'impression de demander à mon frère de sortir avec moi». Ah, fifille.
Un gars dont vous connaissez déjà les bons côtés et les revers... Au moins, vous savez à quoi vous en tenir. Bien entendu, investissez du GBS et ne vous appropriez pas n'importe quel toto, juste parce que vous le connaissez depuis le primaire! Connaître le gars veut dire que vous saurez mieux évaluer les chances d'avoir une relation sérieuse avec lui et sans vous retrouver le bec à l'eau.
Votre beau monsieur, que vous avez suffisamment côtoyé, a encore besoin d'une dernière évaluation d'usage. Mesdames, vous ne l'avez peut-être pas «cotôyé en milieu fermé et continu», ce qui cause souvent bobo une fois la relation commencée. Voici mon truc rapido-resto: amenez-le magasiner pendant une journée complète! Et répétez l'expérience, au besoin.
Le gentil garçon se fait d'abord un plaisir d'accompagner une fille qui l'intéresse. La session de shopping a pour effet de faire ressortir toutes les qualités et défauts qu'une fille veut savoir sur son mec. Par exemple, il vous ouvre la porte devant vous et le fait aux autres. Il est gallant. Au resto, il poursuit la gallantrie et ainsi de suite. Vous lui demandez son avis sur un achat, la collaboration, l'intéressement et la gentillesse se montrent le nez et à quel degré. Vous comprenez le principe maintenant... Amenez-le goûter à ce qui vous motive, à ce qui vous touche, et voyez sa réaction. Il va sans dire que retourner la gentillesse à monsieur, dans son milieu, permet aussi d'évaluer comment il interagit avec les autres. Bref, il faut le voir en milieu interactif, en plein public et dans des situations de négociation où la patience est mise à rude épreuve. Vous aurez eu un échantillon de ce qui vous attend.
Laissez-le moi savoir!
Photo: merci à Free2use.it
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vendredi 28 août 2009
Bienvenue à «Fille comprend gars»: le blogue pour enfin se comprendre
Bonjour à toutes et à tous! Je suis Jeff, aussi connu sous «Tuxdequebec». Depuis des années, les filles me demandent constamment de les aider à comprendre le spécimen masculin avec toute sa complexitude. Je les aide du mieux que je peux individuellement... Aujourd'hui, j'amène ce plaisir sur la place publique pour en faire bénéficier le plus de chanceuses possible!
Qu'on se comprenne: ceci n'est pas un blogue de cruisage. On y jase strictement de compréhension entre la gente féminine et son copain. Le but est de discuter, éclairer, comparer, se rassurer, grandir intérieurement et lancer des ponts.
J'oeuvre bénévolement depuis 27 ans dans un organisme dont la mission est (entre autres) la concertation, le partage et l'entraide. Le blogue «Fille comprend gars» est conséquent avec mes activités communautaires.
Qui suis-je? Fier père de deux enfants, beau-père de trois-quatre autres, je suis habitué à expliquer, à rassurer des coeurs et à encourager des ambitions. J'ai un sens de l'humour assez particulier... Je suis convaincu que le rire est un pont solide entre deux personnes qui veulent se joindre.
Filles: laissez des commentaires sur le blogue pour faire connaître vos angoisses vis-à-vis le mystère masculin. Je vous encouragerai par ma vieille expérience (mdr) et, surement, des garçons sauront laisser leur commentaire sur leur vision de la chose. Encore une fois, je vous prie de conserver un propos élégant et respectueux, ce qui assurera un plaisir à y trouver ressource.
Bienvenue!
Qu'on se comprenne: ceci n'est pas un blogue de cruisage. On y jase strictement de compréhension entre la gente féminine et son copain. Le but est de discuter, éclairer, comparer, se rassurer, grandir intérieurement et lancer des ponts.
J'oeuvre bénévolement depuis 27 ans dans un organisme dont la mission est (entre autres) la concertation, le partage et l'entraide. Le blogue «Fille comprend gars» est conséquent avec mes activités communautaires.
Qui suis-je? Fier père de deux enfants, beau-père de trois-quatre autres, je suis habitué à expliquer, à rassurer des coeurs et à encourager des ambitions. J'ai un sens de l'humour assez particulier... Je suis convaincu que le rire est un pont solide entre deux personnes qui veulent se joindre.
Filles: laissez des commentaires sur le blogue pour faire connaître vos angoisses vis-à-vis le mystère masculin. Je vous encouragerai par ma vieille expérience (mdr) et, surement, des garçons sauront laisser leur commentaire sur leur vision de la chose. Encore une fois, je vous prie de conserver un propos élégant et respectueux, ce qui assurera un plaisir à y trouver ressource.
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