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mercredi 25 mai 2011

Trois personnes forment le couple

Je cherchais une façon d'expliquer à ma bonne amie pourquoi certains couples s'effondrent sous le poids de l'inéquité. J'ai donc fouillé dans mes archives de billets et je te republie ce texte, que j'ai remis au goût du jour.

Combien de personnes forment un couple? Trois! Deux amoureux et le «Nous», ce terrain d'entente et de partage, de collaboration, de concertation, d'entraide et de respect. Je sais, ça sonne comme la mission de Waska.org mais ce blogue n'est pas publié par les voisins!

Le «Nous», chère fille, te permet de rester toi, solide et entière, tout en permettant à chum-chum d'en faire autant. Toi et lui contribuez au «Nous» de la même manière qu'on cotise à un groupe d'achats. C'est la table au centre avec le pot dans lequel chacun verse sa part de contribution. Le couple vous appartient conjointement. Pas plus à l'un qu'à l'autre. Ensemble, vous décidez.

L'avantage du «Nous» (il y a une tonne d'avantages!) est qu'il ne se sent pas menacé quand vous exigez qu'il s'améliore. Si tu demandes à chum-chum de changer quelque chose, il passe automatiquement en mode défensif. C'est normal! Tu fais la même chose dans un tel cas. Et c'est normal!

Alexandra aime faire de la peinture pour se détendre et mettre de l'ordre dans ses idées. Elle déguste cette activité qui la débarrasse du stress accumulé au travail - elle est gérante d'une boutique de vêtements fi-fille - et qui lui colle au visage un sourire pour le reste de la journée. C'est son «Moi» et elle en prend soin. Dimitri, de son côté, trouve son nirvana à réparer, nettoyer, démonter, améliorer et optimiser les moteurs des voitures des copains. Alex est tout-à-fait à l'aise avec son «Lui» quand elle constate que toute la pression de la journée s'est soulagée dans sa passion et que le couple bénéficie d'une sérénité rassurante.

Leur «Nous» est bien équilibré: ils s'entendent sans trop de cérémonie ni technicalité sur le temps à partager ensemble, les activités communes et la répartition des responsabilités. Attribuer ainsi une personnalité propre et distincte au couple laisse aux deux partenaires la liberté de conserver la leur. Ça crée pour chacun son espace «Moi» que l'autre doit respecter sans vouloir le changer ni le juger. Ce «Moi» est le petit coin intime et personnel dont tout être humain a besoin pour rester fort, heureux et en sécurité.

En revanche, le «Nous» est l'espace partagé où les deux se donnent mutuellement la permission de l'améliorer. Alex et Dimitri s'entendent pour que la contribution doive rester équilibrée. Lorsqu'un problème fait surface, Alex trouve plus facile de trouver la solution en parlant à son beau du «Nous» plutôt que de lui parler de son «Lui». De cette manière, Dimitri ne le perçoit pas comme un reproche mais plutôt comme une discussion de collaboration, en partenaires solidaires dans cette belle aventure. Les tourtereaux ressentent ainsi que l'atmosphère est plus légère, que le poids des responsabilités est mieux réparti et qu'ils bénéficient de plus de temps pour être heureux.

Avoir son «Moi», bien l'entretenir et ne pas le vendre à rabais permet de conserver sa force individuelle afin d'avoir davantage de force collective. C'est une bulle de ressourcement et de protection; elle est nécessaire pour la solidité de la relation. Un partenaire affaibli entraîne l'autre dans sa chute. Il est primordial d'allouer l'espace vital au «Moi» pour qu'il respire.

Chère fille, quand tu reviendras lire nos prochains billets, nous en reparlerons sûrement. Je t'invite aussi à commenter. D'ici là, sois heureuse!

Jean-François Néron, conférencier (Tuxdequebec)

mercredi 16 septembre 2009

Syndrome de la femme battue, suite du billet



Suite aux commentaires sur le billet «Le syndrome de la femme battue, même si t'es pas battue», je réponds:

Oui, c'est vrai, la femme battue a plus de chances d'être blessée ou tuée. Je ne discute pas ces faits et je pense que tout le monde en est déjà bien informé. Le but du billet précédent était de faire prendre conscience à de jeunes débutantes comme Alexis que tu n'as pas besoin de recevoir des coups de poing pour appeler ça un manque de respect et de la violence. Ou de l'abus.

Je continue donc sur cette lancée. Alexis, le syndrome de la femme battue, c'est un mal complexe et je ne m'étendrai pas éternellement sur les moindres détails. Je rappelle aux détailleux que parler partiellement d'un sujet ne veut pas dire qu'on ignore le reste ou qu'on le minimise. Petit rappel aux victimistes-martyristes. Alors, la partie du sujet que je veux souligner ici est cet empêchement qu'on a à se sortir de la situation, même quand on la conscientise parfaitement, et des moyens de s'en sortir.

Généralement, les femmes souffrant (et c'est souffrant!) du syndrome de la femme battue (SFB) vont nier ou se convaincre que ce n'est pas si pire. Mais quand tu es rendue où tu le conscientises et que tu sens que quelque chose t'empêche de franchir le dernier pas avant la libération... Je ne te parlerai pas des causes psychologiques ni des patterns paternels qui t'ont probablement poussée là, mais plutôt des chemins qui s'offrent à toi pour t'en sortir.

Un des empêchements à bouger - souvent - est la peur du rejet, de l'abandon ou de la solitude morale. Un bon réseau d'amis sincères aide à amenuiser ce sentiment. Un bon coach de vie comme Chantal Beaupré peut aider à se débarrasser complètement de cette peur. Comment? Elle te fait voir les chemins que tu as en toi et autour de toi, les portes qui te sont ouvertes, les solutions simples et applicables à court et à long terme.

Si tu as la chance d'aller à la bibliothèque, recherche le livre d'Anne Ciocca, Dire adieu aux manipulateurs. Aussi va lire le blogue Doctissimo.ca, tu y verras plusieurs articles et commentaires sur le sujet.

Je t'encourage à lire sur le sujet avant de passer à l'action. Et je t'encourage, tout simplement!

Photo libre

lundi 7 septembre 2009

Le syndrome de la femme battue, même si t'es pas battue

Savais-tu, fille, que même si ton chum ne te bat pas physiquement, tu peux quand même souffrir du syndrome de la femme battue?

Le chum contrôleur emploie plusieurs techniques pour te manipuler, comme tu peux voir sur le site http://www.womanabuseprevention.com/html/guide_d_evaluation.html (il y a une liste de ce qu'est la violence psychologique).

Je parle ici directement à Alexis. Quand on ne sait plus trop quoi faire, on dit d'aller voir les CLSC. Oui, c'est vrai, quelquefois les CLSC ont tendance à être aussi pertinent qu'un ivrogne en boisson. Mais ils ont des ressources (quand ils réussissent à trouver leur tête avec leurs deux mains) qui peuvent t'aider. Au départ, ils peuvent déterminer si tu subis de la violence psychologique en te montrant une liste des actions contrôlantes. D'un autre côté, tu peux la trouver sur Internet. C'est plus intime.

Si tu te sens triste chaque fois que ton chum te parle, ce n'est pas le but d'une relation. Ton chum doit te faire sentir légère, énergique, fière et comme un papillon qui déploie ses ailes! S'il te fait sentir niaiseuse à chaque idée que tu exprimes, s'il t'empêche de voir tel ou tel ami, s'il te demande de rendre des comptes après tes sorties, s'il ne te donne de la tendresse que lorsque ça lui plaît à lui, il a la graine d'un violent psychologique. Tu t'enfonceras dans une relation qui va dégénérer car le violent psychologique sera nécessairement un violent physique. Peu importe sa grosseur!

Liens à visiter:
http://www.phac-aspc.gc.ca/ncfv-cnivf/publications/fvemotion-fra.php
http://www2.umoncton.ca/cfdocs/saee/psychologie/psychotests.cfm
http://www.deal.org/content/index.php?option=com_content&task=view&id=533&Itemid=32&lang=fr






lundi 31 août 2009

Fixé ou pas fixé


Jowelle m'appelle, toute à l'envers. Elle ne comprend plus Daniel et vice versa. La jeune dame aimerait recevoir plus de marques d'attention, de petits mots doux, une certaine confirmation de leur amour. Aussi, elle souhaiterait que son bonhomme s'engage! Il semble avoir peur de fixer son ancre et de perdre sa liberté...

Daniel est encore à l'âge d'explorer. Mi-vingtaine, il est adepte des voyages et, de son propre aveu, aime bien aussi regarder les demoiselles. «Il n'y a pas de mal, fait-il comprendre à sa douce, de regarder le catalogue sans vraiment acheter.»

Au plafond, saute-t-elle!

Le problème est que ma pauvre Jowelle est maintenant bien établie en ville, dans son appartement et avec un bon emploi - celui qu'elle désirait avoir depuis toujours. Plus question de tout lâcher pour voyager comme avant... Daniel, de son côté, ressent qu'il n'est pas encore rassasié d'exploration et se sent «pogné» - emprisonné, pour nos copines françaises - dans une relation qui manque d'excitation. Il ne se sent pas non plus prêt à se limiter quant aux choix féminins et, du même coup, il ne veut pas perdre Jowelle. Il aimerait qu'elle comprenne qu'il aura peut-être un jour besoin «d'aller voir ailleurs» temporairement.

Elle saute encore au plafond!

«Vous n'êtes pas dans la même page de calendrier, dis-je à mon amie. Tu es établie alors qu'il ne l'est pas encore. Il va toujours y avoir un conflit quant aux implications.» Il n'est pas prêt à s'arrêter alors que Jowelle souhaite un engagement ferme, une entente fixe.


Photo: merci à Free2use.it

vendredi 28 août 2009

Bienvenue à «Fille comprend gars»: le blogue pour enfin se comprendre

Bonjour à toutes et à tous! Je suis Jeff, aussi connu sous «Tuxdequebec». Depuis des années, les filles me demandent constamment de les aider à comprendre le spécimen masculin avec toute sa complexitude. Je les aide du mieux que je peux individuellement... Aujourd'hui, j'amène ce plaisir sur la place publique pour en faire bénéficier le plus de chanceuses possible!

Qu'on se comprenne: ceci n'est pas un blogue de cruisage. On y jase strictement de compréhension entre la gente féminine et son copain. Le but est de discuter, éclairer, comparer, se rassurer, grandir intérieurement et lancer des ponts.

J'oeuvre bénévolement depuis 27 ans dans un organisme dont la mission est (entre autres) la concertation, le partage et l'entraide. Le blogue «Fille comprend gars» est conséquent avec mes activités communautaires.

Qui suis-je? Fier père de deux enfants, beau-père de trois-quatre autres, je suis habitué à expliquer, à rassurer des coeurs et à encourager des ambitions. J'ai un sens de l'humour assez particulier... Je suis convaincu que le rire est un pont solide entre deux personnes qui veulent se joindre.

Filles: laissez des commentaires sur le blogue pour faire connaître vos angoisses vis-à-vis le mystère masculin. Je vous encouragerai par ma vieille expérience (mdr) et, surement, des garçons sauront laisser leur commentaire sur leur vision de la chose. Encore une fois, je vous prie de conserver un propos élégant et respectueux, ce qui assurera un plaisir à y trouver ressource.

Bienvenue!